Verbatim de la réunion d'information du 14 octobre 2025
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Le projet H2V Marseille Fos devient H4 Marseille Fos
Usine de production d'hydrogène bas-carbone, de e-méthanol et de e-kérosène à Fos-sur-Mer et son raccordement électrique
Concertation continue
Les garants CNDP peuvent demander des modifications ou des compléments aux réponses apportées à vos questions et avis. Dans ce cas il en sera fait mention en introduction de la nouvelle réponse.
Pour vous informer,
retrouvez tous les documents de la concertation et des documents complémentaires, ici
Bonjour J'étais présente à la réunion du 11 décembre à Istres. Concernant votre projet , je me demande pourquoi vous ne présentez pas la filière production de méthanol, conjointement à celle de l'hydrogène. En effet l'accent pourrait être mis sur la future émission de CO2 liée à sa combustion, et non uniquement sur la réduction de CO2 que vous mettez en avant . Merci de votre réponse. Cordialement.
Afficher la réponseRéponse de H2V :
Nous vous remercions pour votre question.
Pour atteindre ses objectifs de réduction des émissions de CO₂, la mobilité « longue distance » se tourne aujourd'hui vers l'utilisation de carburants de synthèse, dits électro-carburants ou « e-carburants » car fabriqués à partir d'électricité. La production de e-carburants à faibles émissions passe par une étape de production d'hydrogène décarbonée, transformée ensuite en d'autres molécules par différents processus chimiques.
Sous l'impulsion de la réglementation européenne, le secteur maritime sera, au cours des prochaines années, contraint de réduire les émissions de gaz à effet de serre de son activité. C'est pourquoi les compagnies maritimes se tournent vers le e-méthanol comme solution de propulsion d'avenir. Pour pouvoir être considéré comme bas carbone, le e-méthanol produit devra présenter une réduction de contenu carbone de 70% par rapport au carburant utilisé aujourd'hui, le fioul maritime. Le calcul du contenu carbone s'effectuera pour chaque kilogramme produit selon une analyse dite « du puits à la roue », c'est-à-dire en intégrant l'ensemble des éléments nécessaires à sa production jusqu'à son utilisation.
Bonjour,
Je me pose plusieurs questions sur le côté "bas-carbone et des solutions propres".
1. Le projet parle d'une production de 28 kt à 84kt d'hydrogène. En terme de ressource primaires, cela induit donc une consommation d'électricité de 1,5 à 5 TWh (1 Twh = 1 milliards de kWh), en considérant un rendement de ~55kWh/kg (plutôt optimiste en moyenne car bien moindre en fin de vie des électrolyseurs). Tel que présenté par EDF (1), cela correspondrait à 3 à 10 réacteurs nucléaires de 900 MWe, comment comptez vous assurer un approvisionnement bas-carbone et en ENR sur ces chiffres pharaoniques ?
2. Idem, pour la ressource en eau, l'électrolyse à proprement parler a besoin de minimum 9kg d'eau par kg d'H2, et en réalité, par la pureté nécessaire de l'eau et donc les traitements d'eau ultra-purifiée et déminéralisée induits nous sommes plutôt à 20kg d'eau prélevée, avec des rejets post-traitements très chargés en minéraux et non équivalent à ce qui a été prélevés. Pour le projet cité, nous parlons donc d'un prélèvement de 800.000m3 d'eau consommée et 1.500.000m3 d'eau prélevée. En rajoutant la consommation d'eau nécessaire pour le refroidissement nécessaire après électrolyse, cette valeur d'eau prélevée pourrait être bien plus grande (jusqu'à 3.000.000m3 d'eau). Comment sera pris en compte la durabilité d'une ressource en eau déjà en tension dans une région qui est en déficit hydrique?
(1): https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/jeunes-enseignants/pour-les-jeunes/lenergie-de-a-a-z/produire-de-lelectricite/le-nucleaire-en-chiffres#:~:text=LE%20NUCL%C3%89AIRE%20EN%20FRANCE&text=Un%20r%C3%A9acteur%20de%20900%20MW,de%20400%20000%20foyers%20environ.
Afficher la réponseNous vous remercions pour vos questions.
Réponse de H2V :
Les chiffres que vous évoquez concernant la consommation annuelle d'électricité prévisionnelle de l'usine H2V Marseille Fos correspondent à ce qu'indique le dossier de concertation (tableau p. 38), à savoir 1,7 TWh en phase 1 et 5,1 TWh en phase 2. En revanche, comme l'indique le dossier de concertation au même endroit, la puissance électrique prévisionnelle ne correspond pas aux chiffres que vous évoquez : celle-ci serait de 250 MW en phase 1, et de 750 MW en phase 2, soit l'équivalent de moins d'un réacteur nucléaire de 900 MWe, pour reprendre votre comparaison.
Comme vous l'évoquez, selon les besoins de ses clients, H2V serait en mesure de produire :
La production d'hydrogène par électrolyse de l'eau est l'une des composantes nécessaires à l'atteinte de la trajectoire de neutralité carbone car certains secteurs n'ont pas d'autres solutions : installations qui exigent une combustion, transport de longue distance, etc. Le développement de l'hydrogène bas carbone est une condition nécessaire à l'atteinte de la neutralité carbone à l'horizon 2050.
Réponse de RTE :
Bien au-delà du seul périmètre du projet H2V Marseille Fos, RTE s'assure, à l'échelle nationale, de l'équilibre entre production et consommation d'électricité. La stratégie industrielle de la France va se traduire par une croissance forte et rapide de la consommation industrielle d'électricité dans quelques grandes zones du territoire. La France a la faculté d'alimenter cette croissance des besoins de l'industrie par une électricité décarbonée et compétitive. Une condition nécessaire à la décarbonation est un renforcement du réseau à très haute tension dans quelques grandes zones, dont la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et plus particulièrement la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer.
Réponse de H2V :
La consommation estimée de l'usine H2V Marseille Fos serait de 4,9 millions de m3/an, dont 1,150 million pour le processus d'électrolyse. La source de l'eau serait le point de captage du canal de navigation d'Arles à Bouc alimenté par le Rhône. Il ne s'agit pas d'eau potable mais d'eau industrielle. Pour donner des points de comparaison :
En complément ou en substitution de l'approvisionnement en eau industrielle par le GPMM, et dans l'objectif de minimiser au maximum notre impact sur la ressource en eau au regard des dernières innovations connues en la matière, H2V étudie la faisabilité technico-économique des sources d'approvisionnement suivantes :
H2V souhaite intégrer les meilleures techniques disponibles pour réduire au maximum la consommation industrielle de ses sites. Un « comité eau » interne a été mis en place, qui a notamment pour objectif d'examiner les évolutions technologiques qui pourraient présenter un intérêt environnemental.
Concernant les rejets, ils seraient réalisés directement dans la darse 1, via une canalisation dédiée, après un traitement réalisé sur site. Conformément à la réglementation en vigueur, les eaux rejetées en mer ne devront pas causer de dégradation notable des abords du point de rejet ou d'ouvrages de toute nature situés dans le milieu récepteur. Leur température ne devra pas excéder 30 °C afin de ne pas compromettre l'équilibre biologique du milieu.
1) Le projet respecte-t-il l'objectif zéro artificialisation des sols fixé par la loi climat et résilience de 2021 ?
2) Quelles retombées en termes d'emplois nets créés sur les communes concernées à proximité ?
3) Comment seront produits les besoins en énergie électrique nécessaires au projet ?
Afficher la réponseBonjour et merci pour votre contribution.
Réponse de H2V :
Le foncier nécessaire au projet a été sécurisé auprès du Grand Port Maritime de Marseille. Il couvre une surface de 40 hectares, décomposée en deux parcelles distinctes pour chaque phase du projet. Celles-ci se situent sur le môle central de la zone de Caban Sud, entre la voie de desserte du quai minéralier et la Darse 1.
Réponse du Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) :
Ces deux parcelles font partie de la planification spatiale concertée « OAZIP » élaborée par le GPMM, copilotée par les services de l'Etat, la Région Sud et la Métropole.
Cette démarche a concrétisé le besoin et la volonté de partager la vision globale de l'aménagement et du développement à l'échelle de la ZIP à moyen terme (2030) et à plus long terme (2040) avec l'ensemble des parties prenantes et acteurs du territoire : entreprises de la place portuaire, gestionnaires de foncier et d'espaces naturels, représentants du personnel, société civile et monde associatif.
L'OAZIP a été adoptée en Conseil de Surveillance du Grand Port Maritime de Marseille, le 29 avril 2022.
L'OAZIP met en évidence les grands projets d'infrastructures et le potentiel foncier de la ZIP pour accueillir de nouveaux projets en cohérence avec les stratégies et les enjeux majeurs nationaux : portuaires et logistiques, bas-carbone, réindustrialisation, transition et souveraineté énergétique, report modal.
L'identification du foncier portuaire sous-optimisé sur lequel le port peut intervenir pour densifier la trame industrialo-portuaire déjà desservie par des infrastructures existantes et performantes (mer, fer, fleuve, routes, canalisations) mais non occupée et quand cela est possible « refaire le port sur le port » sont des cibles prioritaires de l'OAZIP afin de mettre en œuvre une stratégie vertueuse en termes de consommation d'espace et de sobriété foncière compatible avec les objectifs de réduction de consommation d'espaces à l'échelle nationale (loi climat et résilience/volet zéro artificialisation nette « ZAN »).
La densification foncière au sein de la ZIP est une solution puissante pour éviter le « mitage » potentiel et la prédation foncière sur d'autres territoires non encore aménagés et non adaptés à accueillir les activités.
Les parcelles réservées pour accueillir le projet H2V Marseille Fos ont été fléchées par l'OAZIP vers les implantations d'activités industrielles en lien avec la transition énergétique donc ce choix est totalement cohérent dans la planification.
Par ailleurs, une nouvelle loi visant à faciliter la mise en œuvre de l'objectif zéro artificialisation nette (ZAN) a été publiée au Journal officiel du 21 juillet 2023.
Cette loi énumère les catégories de projets considérés comme des projets d'envergure nationale ou européenne, notamment :
« -Les projets industriels d'intérêt majeur pour la souveraineté nationale ou la transition écologique ainsi que ceux qui participent directement aux chaînes de valeur des activités dans les secteurs des technologies favorables au développement durable ;
- Les actions ou les opérations d'aménagement qui sont réalisées par un grand port maritime ou fluvio-maritime de l'État mentionné à l'article L. 5312-1 du code des transports ou pour son compte, dans le cadre de ses missions prévues à l'article L. 5312-2 du même code, … »
Les aménagements et implantations sur la ZIP sont reconnus Projets d'Envergure Nationale ou Européenne au titre de la loi ZAN et rentrent dans une comptabilité nationale de la consommation d'espaces prévue par les lois relatives au « ZAN » et non pas une comptabilité régionale.
Les aménagements et implantations sur la ZIP favorisent par ailleurs la densification foncière et non l'étalement et le mitage foncier sur des territoires non équipés de dessertes performantes.
Réponse de H2V :
Une fois opérationnelle, l'usine H2V Marseille Fos emploierait environ 165 personnes de manière directe et pérenne. On estime à environ 100 les emplois indirects qui pourraient être créés pendant la période de travaux, en faisant appel à des compétences locales, et au cours de l'exploitation, de manière plus durable (surveillance du site, entretien des espaces verts, maintenance spécialisée, etc.).
Réponse de H2V :
L'usine H2V Marseille Fos serait connectée au réseau électrique haute tension. Nous aurions accès à l'ensemble du parc de production français : renouvelables et nucléaire. L'hydrogène bas carbone serait ainsi produit à partir de l'électricité du parc de production français ou bien de contrats directs d'approvisionnement en électricité décarbonée. Selon les besoins de ses clients, H2V aurait également la capacité de produire de l'hydrogène renouvelable, à travers la conclusion de contrats d'achat de long terme (en anglais, « power purchase agreements » - PPA) avec des producteurs d'électricité solaire, éolienne ou hydraulique.
La priorité irait à l'électricité renouvelable, puisque nous avons pour objectif de maximiser la part d'hydrogène renouvelable. A ce titre, H2V est un fervent supporter du développement des capacités renouvelables en France, et en particulier en région Sud, pour réduire les contraintes sur le réseau. Le complément serait ensuite fourni par de l'électricité bas carbone issue du réseau français.
QUESTION DES GARANTS POSEE A RTE, co-maître d'ouvrage du projet
Les modifications du réseau d'alimentation en électricité à haute tension seraient en partie une conséquence sur l'aménagement du territoire des projets en cours (dont H2V), et il est permis d'en débattre au cours des concertations préalables concernant ces projets, en application de l'article L121-15-1 du code de l'environnement. Afin que le public puisse pleinement exercer ses droits à l'information et à la participation sur ces modifications, en particulier sur la ligne à 400.000 volts envisagée entre Jonquières Saint Vincent et Fos-sur-Mer, RTE pourrait-il indiquer dès que possible quelles sont les modalités pratiques retenues (étapes, dates, lieux de réunions, site internet le cas échéant) pour la concertation FONTAINE et pour la concertation ouverte au public en application de l'article 27 de la loi 175-2023 du 10 mars 2023 (concertation préalable organisée par le préfet) ?
Afficher la réponseRéponse de RTE :
L'ensemble des supports présentés lors de la réunion thématique sur l'électricité commune aux concertations des projets H2V et GravitHy le 07/12/23 se trouve sur les sites des concertations des projets H2V et GravitHy. Dans les annexes en fin de présentation, vous pourrez trouver la description des modalités de la concertation du projet de la nouvelle ligne électrique 400 kV, ces éléments n'étant pas encore figés à date. En clair, la phase de concertation ouverte au public aura lieu au 1er trimestre 2024, et sera classiquement annoncée et précédée d'un dossier de concertation a minima 2 semaines avant la réunion d'ouverture.
La concertation Fontaine, conformément à la circulaire du même nom, associe, quant à elle, services de l'Etat, collectivités et associations.
Bonjour
La réunion RTE à Saint-Mitre-les-Remparts du 07 novembre 2023, commune aux 3 projets, nous a appris plusieurs éléments importants concernant les alimentations électriques. En effet, en plus de la nouvelle ligne aérienne 400 kV en provenance d'Arles, RTE modifiera la ligne existante 225 kV en provenance de Ponteau, laquelle survole une partie de Fos, notamment les arènes et un certain nombre d'habitations. RTE prévoit de l'augmenter en 400 kV, ce qui implique certains aménagements mais aussi de nouvelles nuisances pour les riverains, points sur lesquels nous n'avons pas obtenu de réponse, RTE nous renvoyant à une future concertation début 2024 pour les obtenir. Par ailleurs RTE à vaguement informé sur le possible déplacement de cette ligne 225 kV existante sans envisager son enfouissement portant espéré et demandé depuis de longues années. Afin de mieux conseiller nos sympathisants il nous paraît absolument nécessaire d'avoir une explication complète et écrite de RTE, sans laquelle l'information sur les projets apparaît comme du saucissonnage.
Cordialement, R. MEUNIER Président de l'association MCTB Golfe de Fos Environnement
Page H2V : https://www.golfedefos.fr/projets/h2v-hydrogene-e-methanol
Afficher la réponseRéponse de RTE :
Les travaux que vous évoquez s'inscrivent dans l'adaptation du réseau électrique existant engagée par RTE pour répondre aux enjeux de la transition énergétique et permettre la décarbonation de notre région. Comme présenté lors de la réunion du 7 décembre 2023 (voir la section Comptes-rendus des rendez-vous), ces besoins d'électricité sont considérables : à horizon 2030, RTE estime qu'ils pourraient quasiment doubler. Dans ce contexte, RTE prévoit de restructurer le réseau : d'abord l'optimiser en capitalisant sur les infrastructures existantes, comme c'est le cas pour les travaux que vous mentionnez mais aussi le renforcer et le développer.
La ligne que vous évoquez existe depuis les années 70 et a été conçue pour pouvoir être exploitée en 400 000 volts. Elle constitue l'une des deux artères électriques stratégiques pour la région et est aujourd'hui exploitée en 225 000 volts. Pour répondre aux nouveaux besoins, nous allons effectivement prochainement l'exploiter à 400 000 volts, dans le respect des normes en vigueur et sans aucune modification technique : nous ne la changeons pas, nous augmentons sa capacité.
En ce qui concerne la demande de déplacement de cet ouvrage au niveau des arènes, nous vous confirmons que des études sont actuellement menées par RTE sur le sujet et que nous travaillons avec la Ville de Fos-sur-Mer à la recherche de solutions. Pour autant, il est important de préciser que la ligne ne surplombe pas d'habitations aujourd'hui.
Bonjour, tout d'abord je vous remercie d'orthographier correctement le nom de notre association sur notre question précédente du 17 novembre. Par ailleurs nous avons participé à la réunion commune RTE concernant les alimentations électriques nécessaires aux projets, réunion au cours de laquelle RTE n'a communiqué aucun document papier indiquant les liaisons 400 kV à réaliser et/ou à modifier, informations qui manquent cruellement au cours de ce débat. Il nous paraît souhaitable de connaître les implications et conséquences liées aux projets, de ce point de vue-là.
Cordialement, R. MEUNIER Président de l'association MCTB Golfe de Fos Environnement
Page H2V : https://www.golfedefos.fr/projets/h2v-hydrogene-e-methanol
Afficher la réponseRéponse de RTE :
Effectivement, la croissance des besoins électriques de la région implique de repenser les conditions de la sécurité d'approvisionnement régional et d'adapter le réseau électrique. Comme vous l'indiquez, après l'utilisation du réseau existant au maximum de ses capacités actuelles, RTE envisage plusieurs solutions :
Sur la page internet suivante, vous trouverez une carte vous permettant d'accéder à ces informations : https://www.rte-france.com/projets/nos-projets/neutralite-carbone-electrification-paca-projets-renforcement-developpement
Concernant le projet de création de la nouvelle ligne électrique 400 kV entre Fos-sur-Mer et Jonquières-Saint-Vincent, une phase de concertation ouverte au public aura lieu au 1er trimestre 2024, et sera classiquement annoncée et précédée d'un dossier de concertation a minima 2 semaines avant la réunion d'ouverture.
Je suis favorable à ce projet car il va dans le sens de la décarbonation de l'industrie et il va permettre de créer des synergies entre les entreprises de la zone Industrialo-portuaire. Concernant la plateforme Jean Lefèbvre que nous exploitons, dans un premier temps nous allons pouvoir proposer à H2V des matériaux locaux pour l'aménagement de sa plateforme et par la suite nous pourrons être client des E-carburants H2V pour atteindre nos objectifs de décarbonation de notre activité, que ce soit pour le carburant de nos engins ou pour l'énergie de chauffage du poste d'enrobage.
Afficher la réponseBonjour
Où serait "pompée" l'eau qui intervient comme point de départ de la transformation ?
Afficher la réponseRéponse de H2V :
Nous vous remercions pour votre question.
Les projets industriels situés sur l'emprise du Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) sont tenus d'être raccordés et d'utiliser le réseau d'eau industrielle du Port. Cette eau est issue du pompage de l'eau du canal d'Arles à Fos, qui est un canal de dérivation du Rhône. L'eau proviendrait donc du Rhône et serait livrée au site H2V de Fos par le biais de canalisations du réseau public géré par le GPMM .
À noter, le règlement d'aménagement de la zone industrialo-portuaire interdit de procéder à des pompages dans la nappe phréatique sur le périmètre du GPMM.
En complément ou en substitution de l'approvisionnement en eau industrielle par le GPMM, et dans l'objectif de minimiser au maximum notre impact sur la ressource en eau au regard des dernières innovations connues en la matière, H2V étudie la faisabilité technico-économique des sources d'approvisionnement suivantes :
Le projet H2V en lien avec ceux de Carbon et GravitHy ne peuvent se réaliser uniquement si le réseau routier est revu dans son ensemble : contournement de Port de Bouc, Liaison Fos-Salon et doublement de la RD 268. Mais aussi avec la création de logement, développer les services publics, mettre les moyens sur l'hôpital de Martigues... Développer le report modal du rail, ...
Afficher la réponseBonjour,
Le besoin en remblais pour la réalisation des phases 1 et 2, exprimés en m³, nécessaire à l'artificialisation et au terrassement, est particulièrement précis.
Pourriez-vous apporter quelques précisions concernant :
Merci.
Respectueuses salutations,
Gérard Casanova
Fédération d'Action Régionale pour l'Environnement
Afficher la réponseRéponse de H2V :
Nous vous remercions pour votre question.
Le volume indiqué a été calculé de la façon suivante : Surface des zones de construction X Hauteur cible. Un coefficient multiplicateur a ensuite été appliqué, pour tenir compte du foisonnement, c'est-à-dire l'augmentation de volume des matériaux après excavation.
Le type de remblais, tout comme leur origine et leur composition, ne sont pas connus à ce stade. Ils dépendront de l'approvisionnement proposé par les entreprises en charge des travaux.
Afin de limiter l'impact des travaux sur le trafic, H2V étudie l'acheminement des matériaux par voie fluvio-maritime.