Verbatim de la réunion d'information du 14 octobre 2025
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Le projet H2V Marseille Fos devient H4 Marseille Fos
Usine de production d'hydrogène bas-carbone, de e-méthanol et de e-kérosène à Fos-sur-Mer et son raccordement électrique
Concertation continue
Les garants CNDP peuvent demander des modifications ou des compléments aux réponses apportées à vos questions et avis. Dans ce cas il en sera fait mention en introduction de la nouvelle réponse.
Pour vous informer,
retrouvez tous les documents de la concertation et des documents complémentaires, ici
A l'attention de Messieurs les Garants. Veuillez trouver ci-joint la contribution d'Alternatiba-Martigues-Ouest-Étang-de-Berre relative à la concertation préalable du projet H2V pour la création d'une usine de production d'hydrogène bas-carbone et de e-méthanol à Fos-sur-Mer et son raccordement électrique. Les points que nous soulevons et les propositions que nous formulons dans notre contribution sont pour l'essentiel transférables aux deux autres projets, à savoir Carbon et GarvitHy. Sans être exhaustif sur tous les sujets, notre contribution aborde principalement : les usages de l'hydrogène, le transport et la mobilité, l'énergie électrique. Notre association reste à la disposition de qui souhaiterait échanger sur notre analyse et nos propositions. Nous vous prions d'agréer, Messieurs les Garants, l'expression de nos salutations distinguées.
Afficher la réponseAvis de l'association ADPLGF : L'association émet un avis favorable bien sur à la production d'hydrogène et de e-méthanol pour améliorer la qualité de nos industries aujourd'hui qui en ont bien besoin, mais ! tire la sonnette d'alarme en ce qui concerne le réseau routier si il reste dans cet état. En pièce jointe vous trouverez un diaporama vous montrant la réalité des choses à l'heure d'aujourd'hui et suite à la construction de toutes ces entreprises, les routes actuelles seront complètement saturées et Fos sur mer. Celle-ci sera en plein dans la pollution des industries existantes. Les jeux olympiques d'hiver qui vont arrivés prochainement c'est bien beau, mais il faut penser avant tout à l'avenir de toute une région avec la venue de plus de 10 000 emplois et en moyenne 40 000 personnes supplémentaires qui vont graviter autour de Fos. L'avenir est plutôt du côté de l'ouest de l'Etang de Berre que du côté des Alpes surtout pour les emplois qui vont être créée dans notre région.
Afficher la réponseMessieurs les garants, Veuillez trouver ci-joint la contribution de France Nature Environnement Provence-Alpes-Côte d'Azur à la concertation publique relative au projet H2V à Fos-sur-Mer. Le premier envoi ne contenait pas le document en question, aussi nous vous prions de bien vouloir tenir compte de cette contribution, en lieu et place de notre envoi précédent. Pour l'essentiel, nous nous attardons sur trois éléments : la nécessité d'une gestion globale de la ressource en eau, la question de la consommation électrique de ce projet, ainsi que les enjeux de mobilité sur la zone de Fos-sur-Mer. Enfin, nous porterons une attention particulière à la chaine d'approvisionnement en matière première du site pour la production des panneaux. Vous en souhaitant une bonne lecture, et restant à votre disposition pour échanger sur ces sujets, nous vous prions d'agréer, Messieurs les garants, l'expression de nos meilleurs sentiments,
Afficher la réponseBonjour, ma question posée le 20 novembre dernier n'a pas suscité de réponse. La question du remblai nécessaire aménagement du môle central, entre les darses 1 et 2 des bassins ouest du GPMM peut paraitre secondaire au regard des enjeux qui animent les débats des projets Carbon, H2V et Gravithy. La question du remblai nécessaire aménagement du môle central, entre les darses 1 et 2 des bassins ouest du GPMM peut paraître secondaire au regard des enjeux qui animent les débats des projets Carbon, H2V et Gravithy. Les tableaux des données des trois projets, fournies par leurs porteurs respectifs et agrégées à l'initiative de la CNDP, font état d'un volume total de remblai nécessaire aux terrassements de 533 000 M³. Les données n'étant pas accompagnées du mode de calcul utilisé pour l'évaluation de ce volume nous ne pouvons savoir si le foisonnement a été pris en compte. Celui-ci est différent selon la nature des terrains ; or, les surfaces concernées se situent zones humides. La densité du remblai est, elle aussi, différente selon le matériau utilisé et peut varier considérablement induisant des écarts de tonnages importants. Ces deux éléments influencent directement le nombre de rotations des PL qui alimenteront les chantiers, les émissions liées à ce trafic et l'empoussièrement durant des travaux. La nature du matériau qui sera retenu interroge aussi et particulièrement l'utilisation de mélanges incorporant des mâchefers d'incinération de déchets non dangereux (MIDND) ou du laitier. Après le temps de maturation réglementaire, ces matières contiennent, même en faible quantité, toujours des éléments toxiques et susceptibles de migrer dans les milieux. Compte tenu de la proximité de la darse 1, exutoire probable de ces transferts et de l'importance des tonnages nécessaires, l'utilisation de tels matériaux présente un risque pour un milieu marin déjà impacté. Ce risque est d'autant plus préoccupant que la darse 1 subit un courant nord sud qui conduit les matières en suspension dans le golfe de Fos, dont la courantologie particulière expose notamment les activités de conchyliculture situées dans l'anse de Carteau. De manière transversale, la question du remblai, commune aux trois projets Carbon, H2V, Grravithy et à ceux à venir, Elysé Néocarb notamment, concerne les enjeux de sanitaires, de mobilité et d'économie. Respectueuses salutations Gérard Casanova Fédération d'Action Régionale pour l'Environnement
Afficher la réponsePour information : https://www.sudouest.fr/economie/energie/le-plus-gros-gisement-d-hydrogene-naturel-du-monde-vient-d-etre-decouvert-en-france-17826239.php
Afficher la réponseBonjour Messieurs Dans la perspective de la réunion de clôture du 19 décembre prochain, vous trouverez ci-jointe la contribution produite par FNE13 dans le cadre de cette concertation. Restant à votre disposition pour tous détails. Bien cordialement.
Afficher la réponseJe fais partie de l'ADPLGF [...] - Problème routier déjà surchagé
Afficher la réponseInquiétude : pourquoi "tout" sur Fos ? Cet site est déjà saturé de productions énergétiques et l'environnement ???. Est-ce raisonabble de grouper tout sur Fos. Stratégiquement aussi ? Ce projet est intéressant mais la sagesse en cas de catastrophe naturelle ou pas, doit nous interroger sur l'étendue des conséquences (on aurait plus "rien" en même temps).
Afficher la réponseRéponse de H2V :
H2V envisage une implantation à Fos-sur-Mer depuis plusieurs années. Ce territoire est pertinent pour deux raisons principales :
Comme vous l'évoquez, la zone industrialo-portuaire de Fos est une zone de forte concentration d'activités industrielles à risques. Si le projet se poursuit, l'étude de dangers du projet H2V Marseille Fos contiendra une analyse des possibles effets dominos mutuels avec l'ensemble des industriels concernés. En effet, H2V Marseille Fos est situé sur un terrain dans l'emprise du Plan de prévention des risques industriels (PPRT) « Fos Ouest ».
L'étude de dangers prendra donc en compte les études de dangers réalisées par les établissements situés à proximité immédiate, de façon à vérifier l'absence d'effets dominos. A l'issue de ces études, des prescriptions particulières seront mises en place pour garantir l'absence de tels effets.
Bonjour, Quel est le profil des 265 emplois que pourrait amener le projet? Est-ce que H2V sera l'opérateur et responsable de l'exploitation & maintenance du projet à terme (en phase 1 et phase2) ?
Afficher la réponseRéponse de H2V :
Pour ce qui est de la qualification des 165 emplois directs et 100 emplois indirects que le projet créerait, les besoins en formations initiales recherchées sont les suivants :
L'objectif d'H2V est :
H2V souhaite demeurer l'opérateur principal du projet sur l'ensemble de sa durée de vie, et ainsi assurer le développement, le suivi de la construction, la mise en service, puis l'exploitation et la maintenance des installations industrielles qui seront créées, pour la phase 1 comme pour la phase 2.
Bonjour,
Je comprends du projet que l'on nous parle d'hydrogène vert et de e-méthanol. Mais les objectifs de production paraissent aujourd'hui peu clair: en phase 1, 28.000 t de H2 seront produits ce qui correspond peu ou prou au besoin total nécessaire pour produire les 140.000 t de méthanol (avec en plus un apport de ~200.000 t de CO2). L'objectif du projet est-il donc d'alimenter les compagnies maritimes ou de fournir de l'hydrogène ? (les deux objectifs ne seront pas compatibles dans un 1er temps).
Autre question: l'alimentation en CO2. Il n'est pas fait mention une seule fois de l'apport de CO2 nécessaire au eméthanol. Pourrions-nous avoir plus de précisions dessus: volume final nécessaire, processus de captation, transport sur le site H2V, énergie nécessaire ? On parle souvent de captation par des "amines", avec des besoins conséquents en vapeur: quels seront les rejets atmosphériques induits par cette captation ? D'où viendrait la vapeur ? La vapeur sera-t-elle être produite sur site (chaudière biomasse? Ou autre?) ?
Enfin dernière question, je suppose que l'eméthanol représente un intérêt de décarbonation pour les potentiels clients. Mais à la vue des besoins énergétiques importants (pour la production H2), le traitement des eaux (eau déminéralisée pour l'électrolyse et refroidissement), les besoins en CO2, et alors que finalement le CO2 se retrouvera dans l'atmosphère à la fin, comment sera "suivi" et/ou "justifié" le caractère décarbonant de ce eméthanol ?
Afficher la réponseRéponse de H2V :
Nous vous remercions pour votre question.
Le projet H2V Marseille Fos comporte une production de e-méthanol, afin de répondre aux besoins de la filière maritime et de fournir les opérateurs méditerranéens. La production de la phase 1 du projet, dont la mise en service est prévue pour 2028 et qui correspond à la construction des deux premières unités de 100 MW (pour une puissance totale de 200 MW), serait dédiée à la production de e-méthanol pour une capacité annuelle de 130 000 à 140 000 tonnes.
Le dioxyde de carbone nécessaire à la réaction de méthanolation proviendrait d'industriels de la zone industrialo-portuaire. Le ratio de production CO₂/ méthanol étant de 1,5 environ [1], il est estimé un besoin de l'ordre de 210 000 tonnes de CO₂. H2V ne serait pas en charge du captage du CO2 chez les industriels, ce serait ces derniers qui seraient responsables du choix de la technologie demandée. Il est important néanmoins de noter que la solution de transport envisagée pour l'alimentation de l'usine en CO2 serait la canalisation.
Pour pouvoir être considéré comme bas carbone, le e-méthanol produit devra présenter une réduction de contenu carbone de 70% par rapport au carburant utilisé aujourd'hui, le fioul maritime. Le calcul du contenu carbone s'effectuera pour chaque kilogramme produit selon une analyse dite « du puits à la roue », c'est-à-dire en intégrant l'ensemble des éléments nécessaires à sa production.
[1] Pour produire une tonne de e-méthanol, la quantité de CO₂ nécessaire est de 1,49 tonne.